Retranscription écrite de l'interview de Juillet 2017 sur "l'imposture des droits sexuels" - Les Sentiers du Réel

21/11/2017 08:07

VIDEO :

Entrevue avec Ariane Bilheran

sur « L’imposture des droits sexuels »

Par Alexis, Les Sentiers du Réel

 

 

A noter :

En raison de divergences stratégiques fondamentales et majeures concernant le niveau d’informations à donner aux français, ainsi que les actions à mener, Ariane Bilheran a quitté le collectif des professionnels cité dans cette interview. Elle ne s’engage donc pas sur les analyses ni les actions proposées par ce collectif.

 

Alexis :

Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue sur les Sentiers du Réel. Je m’appelle Alexis, aujourd’hui nous allons parler des « droits sexuels ». Alors, effectivement, au pouvoir il existe apparemment des personnes qui sont plus aptes à savoir ce qui est bon pour nos enfants, en termes de sexualité, puisque des lois sont mises en place, enfin en tout cas c’est ce que je dis aussi, des diktats, qui sont de plus en plus proliférés par rapport à la sexualité des enfants et pour ce faire donc, j’accueille Ariane Bilheran, qui est mon invitée aujourd’hui, qui va nous parler de tout ça. Vous allez peut-être découvrir ou redécouvrir ce thème encore une fois très tabou grâce à Ariane.

Bonjour Ariane comment allez-vous ?

 

Ariane BILHERAN :

Bonjour Alexis, ça va très bien merci beaucoup. Merci de m’accueillir. Alors j’ai décidé d’aller un peu partout où l’on me donnera les conditions d’une interview respectueuse, donc merci à vous.

 

Alexis :

Merci pour votre acceptation de cette vidéo, parce que je sais que ce n’est pas évident de parler d’un sujet comme celui-là. Je vous ai découvert effectivement sur les réseaux sociaux, via une petite vidéo que vous avez tournée il y a quelques semaines, quelques mois de cela, et donc cela m’a paru fort important de parler de ce thème aujourd’hui qui est dramatique.

J’ai presque envie de dire horrible, on va le voir, enfin on va surtout entendre vos recherches. Vous avez vous-même d’ailleurs découvert une vidéo, on va en reparler aussi.

Donc pour vous présenter un tout petit peu, vous êtes quand même psychologue, ce n’est pas rien, donc vous avez quand même ce bagage-là, vous avez plusieurs écrits, plusieurs essais, plusieurs écrits par rapport au harcèlement, au suicide par rapport au travail notamment et justement vous allez maintenant sur un sujet beaucoup plus sensible qui sont les fameux « droits sexuels », par rapport à l’enfance, je précise. Etant adulte, normalement en général on ne peut plus rien dire mais c’est quand même de nos enfants de demain ou de maintenant dont il s’agit et je pense qu’il important de les protéger en dénonçant tout ce qui est en train de se présenter sans que l’on sache finalement quoi que ce soit. La plupart des gens ne sont même pas au courant, c’est ce que vous m’aviez dit hors antenne. Alors Ariane, je vous laisse vous présenter vous-même éventuellement…

 

Ariane BILHERAN :

Oui, je suis psychologue, ce n’est pas ma première formation, je pense que c’est important par rapport à ce qui nous anime. Ma première formation c’est en latin-grec et en philosophie morale et politique, et si je n’avais pas ce bagage-là, je pense que j’aurais vraiment peiné dans l’étude de la perversion de ces textes. Je parle de ces textes, parce que sur la vie psychique de l’enfant, ça a été ma première spécialisation en psychologie, mais, maintenant, il y a des gens qui sont vraiment très experts dans ce domaine, comme dans le collectif de professionnels que l’on a constitué, mais je dirais que ma particularité en tout cas c’est d’être effectivement spécialiste du harcèlement, de la manipulation, donc j’ai écrit beaucoup sur le sujet, j’ai beaucoup enquêté dans les entreprises, vu comment les choses se mettaient en place et marchaient, donc l’expérience de la perversion, de la manipulation, de la paranoïa et des contagions justement délirantes, comment finalement un collectif devient complètement fou, ça, j’ai beaucoup d’expérience clinique là-dedans, mais on va parler des textes, parce que là, ce qui m’a alerté gravement, ce sont des textes internationaux. Ensuite, on peut parler de comment ils se mettent en place en France, mais enfin de toute façon, c’est mondial.

 

Je n’aurais pas eu cette maîtrise du langage, je vais le dire comme cela, j’ai fait beaucoup d’études sur la paranoïa etc., sur comment on manipule le langage pour manipuler les gens. Et donc ces textes sont gravement, gravement vérolés. Alors je dis « ces textes » c’est quoi ? On a un texte notamment qui s’appelle « La déclaration des droits sexuels » qui est un texte international du planning familial. On a d’autres textes de l’OMS et on a un texte plus européen qui s’appelle « Les Standards pour l’éducation sexuelle en Europe ». Moi je me suis concentrée beaucoup sur ces deux textes, traduits même en trois langues tellement j’avais l’impression d’halluciner, d’abord en français, ensuite en espagnol, je maîtrise l’espagnol, l’anglais je maîtrise un peu moins, mais bon quand même je suis capable de lire, et surtout étant formée à l’analyse de texte, je sais très bien que quand on va dire « une personne », cela doit dire la même chose tout au long du texte, c’est pas l’enfant est « une personne » à un moment et ensuite à un autre moment il n’est pas « une personne ». Donc le texte doit s’analyser dans sa globalité et dans son détail, et c’est là que l’on voit qu’il y a quelque chose de très mélangé et de très problématique, et qui fait intervenir différents lobbies. Ensuite j’ai alerté mes collègues, j’ai fait ce travail-là à partir d’une vidéo, que j’ai reçu d’une collègue il y a quelques mois, de Marion Sigaut en France qui dénonce les « droits sexuels », je me suis déjà expliqué sur cela. Je cite Marion Sigaut parce qu’effectivement elle parle de ce sujet-là. Son livre, je l’ai finalement lu, elle a une toute autre approche que la mienne, mais c’est complémentaire et je ne jetterai certainement pas la pierre à Marion Sigaut, en tout cas sur cette partie des « droits sexuels », elle fait partie des lanceurs d’alerte en France. Donc je ne vois pas pourquoi, parce qu’on n’a pas forcément les mêmes opinions politiques, on devrait censurer quelqu’un. Ce n’est pas du tout ma conception du dialogue, et de ce qui est juste, et je crois qu’à un moment donné, il faut remettre les choses à leur place, car tout est vérolé dans ces textes et on va en parler… Alors ensuite, j’ai alerté mes collègues, parce que je me suis dit que c’était gravissime ce qu’il se passe. J’ai alerté des collègues avec qui déjà je travaille, en protection de l’enfance. Encore une fois, c’est ma spécialisation première, je suis sensible à cela parce que je trouve qu’une civilisation à partir du moment où elle part en crise, elle va s’attaquer aux plus vulnérables, elle s’attaque en particulier aux enfants. Donc il faut faire très attention, et nous avions déjà repéré beaucoup de dysfonctionnements en France au niveau de la protection de l’enfance. On a écrit un Livret Blanc pour la présidentielle etc. Donc j’ai alerté plusieurs collègues avec qui j’ai l’habitude de travailler sur ces textes, et au puis début je me suis heurtée à une sorte de déni. Moi-même j’ai mis plusieurs mois à analyser ces textes, je vous expliquerai plus tard comment ils sont ficelés. Alors que je suis habituée, je suis habituée aux manipulations, je suis habituée à faire des rapports, j’ai fait des rapports pour des dossiers en justice, j’ai fait des rapports énormes pour des entreprises, c’est mon métier, j’y suis habituée, et même moi, je me suis retrouvée avec des nœuds au cerveau que je n’arrivais pas à dégoupiller, que j’ai mis plusieurs mois à dégoupiller, parce que ce sont des textes extrêmement vérolés au niveau du raisonnement, je vais en reparler après. Les gens disent : « non mais c’est abstrait, ce qui compte c’est ce qu’on met en pratique ». Non pas du tout ! A un moment donné, si on n’a pas du tout pensé les choses correctement, ce que l’on va mettre en pratique ne va pas fonctionner, c’est délirant, les gens qui vous disent « la philosophie ça ne sert à rien », si c’est le cas pourquoi est-elle exclue du Meilleur des mondes d’Huxley, précisément, cela sert à quelque chose, et cela sert à concevoir comment on va construire sa maison avant de la construire, il y a quelque chose là sur des bases de raisonnement, on va revenir dessus…

 

Et donc j’ai alerté mes collègues, et on a entrepris un travail sur ce qui était mis en place en France et nous nous sommes rendus compte de l’ampleur de ce qui était mis en place à notre insu, c’est à dire que jamais nous n’avons été consultés, nous, professionnels en santé mentale de l’enfance, pour aucun des rapports, et je parle des plus grands experts, pédopsychiatres, psychologues de l’enfance, en France. Donc nous avons été mis sur la touche depuis des années, les concepts ont évolué, c’est à dire que là où nous faisions de la prévention avant, cela a évolué vers cette histoire de « droits sexuels », ni vu ni connu, avec une infiltration des citations de référence pour les « Standards de l’éducation sexuelle en Europe » comme si c’était un document de référence, qui n’a jamais fait l’objet de débats d’experts, et donc on se rend compte, là qu’il y a quelque chose qui est complètement mis en place, sans notre expertise, donc cela il va falloir qu’on en parle car cela fait partie du système paranoïaque. En fait on a plein de gens maintenant qui sont formés, forment, éduquent à la sexualité des enfants, ce sont des nouveaux métiers, avec des nouveaux circuits, formation « éducateur à la sexualité », cours, sur la base de textes qui notamment vont s’appuyer sur une psychanalyse complètement interprétée. J’ai l’impression de me retrouver… J’ai fait mon débat de philosophie sur Nietzsche, et j’avais notamment étudié comment les Nazis avaient vérolé des textes de Nietzsche, pour faire passer leur idéologie. Là, on retrouve un peu la même chose, on se retrouve un peu dans la même lignée, avec Freud, c’est-à-dire que l’on a Freud utilisé pour nous expliquer que l’enfant est sexualisé dès la naissance. Enfin, là je suis en train d’halluciner… On découvre encore plein de choses au niveau franco-français.

Le circuit est comme cela, c’est à dire qu’il n’y a pas de lois, c’est de l’infiltration idéologique, et même temps, on a des circulaires, des choses comme cela, et j’avais prévenu, car j’avais fait deux vidéos, qui rendent « cette éducation sexuelle » obligatoire. Alors cela fait partie des « droits sexuels », pour resituer, le document qui me paraît majeur, le document « racine », c’est cette « déclaration des droits sexuels », c’est un document sur lequel vont s’enraciner d’autres ramifications, dont « l’éducation sexuelle » des enfants. Mais ce document, j’en ai fait l’analyses détaillée littérale dans mon livre L’imposture des droits sexuels et effectivement c’est un document, quand vous le voyez au début, même moi, surtout dans sa version résumée, vous vous dites « Wouah c’est super !! Vachement bien, il y a plein d’idéaux, c’est magnifique ! Magnifique ! Vraiment là on va soigner les pauvres, les femmes ne vont plus être opprimées, les homosexuels ne vont plus être persécutés, c’est magnifique ! » Et puis après, quand on prend la version longue, et que l’on va dans le détail, et il faut bien comprendre que les gens se laissent avoir par deux ou trois belles phrases, c’est vraiment, vraiment le coup de la perversion, c’est le bonbon empoisonné dans les contes, c’est ce qu’on dit aux enfants : « n’accepte pas le bonbon parce que le bonbon il peut être empoisonné », c’est aussi le loup qui s’est déguisé en grand-mère c’est-à-dire que sous de belles déclarations, il y quelque chose de monstrueux. Alors si cela n’est pas fait exprès, et sur cela on peut avoir un doute, je crois qu’il faut vraiment revoir tous ces textes de fond en comble. Donc nous allons peut-être commencer Alexis par la « déclaration des droits sexuels », car c’est le moteur.

 

Déjà, c’est une déclaration qui, c’est assez obscur, on ne sait pas exactement les conditions de la rédaction, encore une fois, mélange tout. C’est à dire, ça mélange des catégories opprimées, des questions de la santé, la question du droit au plaisir sexuel. Oui oui, c’est fondé sur le droit au plaisir sexuel ! Cela mélange la santé, la question des minorités opprimées, la question des mariages forcés, tout en même temps, la question des persécutions contre les homosexuels et la question des « droits sexuels »… Là-dedans on a du mal à s’y retrouver, car évidemment des personnes conscientes et normales n’ont pas du tout envie que les homosexuels soient persécutés, moi j’ai toujours soutenu toutes les populations vulnérables, j’ai beaucoup de patients homosexuels et je n’ai aucun problème avec cela pour en parler, et d’ailleurs, pour parler de la confiscation aussi de leur pouvoir par certains lobbies, à un moment donné, il va falloir aussi en parler. Pareil en ce qui concerne les femmes, je suis une femme et je suis la première à ne pas vouloir l’oppression des femmes, et des pauvres non plus. Mais il y a une espèce de mélange, et alors on se retrouve avec un texte, à la fin, où jamais n’est citée la prévention contre la pédocriminalité, où l’enfant est assimilé à « une personne » qui a des « droits sexuels », qui est « responsable », « citoyen », « autonome », a quelque chose à dire de ces « droits sexuels », en fonction de ses « capacités évolutives », sachant que dans les « droits sexuels », tout est centré sur le droit au « plaisir sexuel… » Je vais essayer de retrouver des citations mais je crois qu’il est question, je vais le dire de tête, que « le plaisir est central dans la vie de l’individu et le droit d’en faire l’expérience à n’importe quel moment ne peut être nié », ni quand ni comment, à personne… Donc, on va poser les choses, ce n’est pas un droit qui vient protéger l’enfant, c’est un droit qui vient dire que celui qui veut faire l’expérience de son plaisir sexuel, il ne doit pas rencontrer de limite là-dedans. Il n’y a jamais là-dedans de citation du terme « pédophile », aucune citation du terme « pédocriminalité », l’enfant est considéré comme consentant selon ses « capacités évolutives », et jamais n’est cité le terme « mineur sexuel ». Donc à un moment donné je veux bien… mais j’ai fait une étude, un relevé de mots, et c’est zéro occurrence j’ai cherché partout, mais qu’est-ce que cela veut dire ? Il y a des gens qui m’ont dit « mais tu n’as pas bien compris, c’est justement sur les capacités évolutives de l’enfant » donc en gros s’il n’est pas suffisamment en maturité, eh bien il n’a pas la jouissance de ses « droits sexuels » par exemple...

 

Sauf qu’en fait ce n’est pas comme ça le raisonnement, si l’on accole l’enfant à des « droits sexuels », et je vais prendre une citation « les droits sexuels c’est permettre à tous – je cite : enfants compris -, de jouir de leur santé, et de leurs droits sexuels... » Donc, je reprends une citation Alexis car je crois les gens il faut qu’ils sachent ce qu’il y a dans ces textes « Toute personne » – sachant que personne c’est aussi un enfant , je l’ai déjà montré dans le texte qui dit à un moment que l’enfant est « une personne » - « Toute personne a le droit d’être reconnue devant la loi, et à la liberté sexuelle, ce qui implique l’opportunité pour chacun d’exercer le contrôle sûr et de décider librement de ce qui touche à sa sexualité, de choisir ses partenaires sexuels, de chercher à explorer son potentiel sexuel, et à faire l’expérience du plaisir, ce dans un contexte non discriminatoire et en tenant pleinement compte des droits d’autrui et des capacités évolutives de l’enfant... » Je ne sais pas si c’est clair pour vous mais je ne vois pas comment on peut m’expliquer qu’il y a une protection du mineur..., car il faut quand même expliquer, rappeler que la minorité sexuelle c’est bien que l’enfant n’a rien... (parce que c’est transgressif pour lui, et j’aimerai bien qu’on revienne à Freud un petit moment parce que Freud l’avait théorisé ça… Freud qui est si instrumentalisé là-dedans, dans cette idéologie de la sexualité de l’enfant…). L’enfant n’est pas sexualisé et n’a rien à dire de sa « liberté sexuelle », de son « potentiel sexuel » « choisir ses partenaires sexuels, explorer son potentiel sexuel et faire l’expérience du plaisir ». Donc le mineur sexuel, c’est bien celui qui n’a pas accès à cela, pour sa protection, qu’on doit protéger de cela. Ce sont des citations, je ne les invente pas, donc on est bien là dans quelque chose qui contredit – en plus ils s’appuient sur la Convention des droits de l’enfant et des droits de l’homme – qui contredit les droits de l’enfant et qui contredit les droits de l’homme…

Je vais essayer de vous trouver, je vais expliquer car on a un peu le temps, je vais expliquer ce qu’est le sophisme… c’est à dire le faux raisonnement, et ça c’est ma formation à l’Ecole Normale supérieure et ma formation en latin-grec qui m’aide à faire cela. Je serai seulement psychologue, sans avoir eu cette formation rhétorique, justement pour dénicher où est l’imposture dans le raisonnement, j’aurais eu beaucoup plus de mal… Déjà j’ai eu du mal, alors qu’est-ce que ça veut dire ? Vous savez Socrate, il dénichait tout le temps ça, il allait partout, c’est la base de la philosophie, c’est le raisonnement juste, il disait « on va voir comment raisonne l’autre » et s’il est capable de me soutenir que l’injuste vaut autant que le juste et que le vrai vaut autant que le faux, on est dans le faux raisonnement, parce que ça n’est pas relatif. La justice, ça n’est pas relatif, ce qui est juste est juste, ce qui est vrai est vrai. Et donc le faux raisonnement, il vous amène à accepter l’injuste comme si c’était normal. Donc là, il y a des règles, tout ce que l’on a enlevé de l’instruction justement publique des enfants où on leur apprenait avant à raisonner, c’est à dire à repérer les manipulations pour ne pas se faire manipuler par des discours – ça, ça a été complètement retiré des écoles : c’est trop dangereux. Pourtant cela a été théorisé, cela a été théorisé extrêmement bien par Aristote, par Cicéron, par Platon, par Tertullien, par des gens qui ont étudié ce qu’est le raisonnement logique et à quelles conditions il doit répondre pour être vrai.

 

Je vous explique, je vous donne un exemple de ces « droits sexuels », le raisonnement des « droits sexuels » c’est celui-là :

Les droits de tous, sont de droits humains,

Les « droits sexuels » sont des droits humains

Les « droits sexuels » sont des droits de tous (deuxième formule, ce qu’on appelle la mineur)

 

Donc ça nous donne un raisonnement, si on prend l’équation, ça donne :

X est Y,

Z est Y

Donc Z est X…

 

Et ça, c’est un faux raisonnement, je remplace les termes :

Une pomme X est un fruit Y

Une banane Z est fruit Y

Donc une banane Z est une pomme X…

Donc les « droits sexuels » arrivent à nous faire confondre une banane et une pomme !!!

 

Le vrai raisonnement c’est, il est très connu

Tous les hommes sont mortels

Socrate est homme

Donc Socrate est mortel

 

C’est X est Y

Z est X

Donc Z est Y

Enon pas Z est X…

 

Donc pour vous expliquer ce qu’il se passe, c’est que le sophisme ici, des « droits sexuels », c’est de confondre l’attribut et le groupe d’appartenance.

 

Parce qu’on aurait un attribut commun, par exemple :

« Tous ceux qui nous regardent ont des lunettes », cela signifierait qu’on appartient au même groupe.

« Les myopes ont des lunettes »

« Donc tous ceux qui nous regardent seraient myopes parce qu’ils auraient des lunettes… »

C’est faux !

Ils peuvent avoir des lunettes mais être astigmates, hypermétropes, n’importe quoi mais pas uniquement myopes. C’est une confusion, que l’appartenance au même groupe peut créer, et crée nécessairement des attributs communs.

 

En gros, parce que l’enfant et l’adulte seraient des êtres humains, alors ils auraient exactement les mêmes droits. Et ça : c’est faux. C’est inacceptable ! L’enfant n’a pas les mêmes droits que l’adulte, et certainement pas, en plus il y a une autre perversion du raisonnement c’est qu’on est pas dans le droit !

 

La définition du droit c’est qu’il est censé limiter nos pulsions justement, pour que l’on puisse vivre ensemble, et faire qu’il y ait des interdits, or là il y a une confusion entre le droit et les besoins, et d’ailleurs ils disent bien « satisfaire les droits sexuels ». Mais enfin, on ne satisfait pas la loi ! On satisfait des besoins sexuels, donc tous ces textes sont extrêmement vérolés au niveau de la logique, et je suis désolée mais la logique sert à quelque chose, à éviter là où l’on en est maintenant, à justifier que l’on va enseigner la sexualité à des enfants. Donc c’est bien là en tout cas où moi je me situe. A dire il y a une imposture, gravissime, de raisonnement, qui fait que l’on arrive à confondre à la fin la protection des mineurs avec l’exposition des mineurs. Et ceci, cette imposture, je l’ai beaucoup étudiée, parce que j’ai beaucoup étudié la paranoïa, c’est à dire les délires, et notamment les délires paranoïaques, le délire paranoïaque d’Hitler, par exemple comment cela fonctionne. Comment est-ce qu’on arrive à soutenir à la fin qu’une banane est une pomme ?

 

Et en plus à faire adhérer les gens !! Comment peut-on arriver à la fin à faire adhérer des gens à cela ? Parce qu’on leur met des verrous, on leur met des verrous dans la tête. C’est très important de comprendre comment cela fonctionne. Une des choses qui fonctionne, c’est-à-dire qu’on vous met des termes qui sidèrent, parce que ce sont des termes contradictoires, vous n’arrivez pas à le penser… Un des termes contradictoires c’est effectivement « droits sexuels ». Le droit est censé réfreindre les pulsions, et cela n’est donc pas un droit à une pulsion ! Donc nous avons là une interprétation du terme Droit, effectivement une confusion du besoin, de la pulsion, du désir et du Droit justement. Le Droit est censé réfreindre les désirs justement, c’est un truc de fou ! « Education sexuelle », c’est la même chose. Éduquer c’est conduire hors de l’état de pulsion, on va en reparler, oui l’enfant a des pulsions sexuelles qui n’ont rien à voir avec ce qui est projeté dans ces textes… C’est délirant ce qui est projeté dans ces textes. Donc éduquer c’est conduire hors de l’état de pulsion, et non pas éduquer à une pulsion. « Éduquer au sexe, ça c’est un verrou. Pareil, « Santé sexuelle », c’est un autre verrou. Qu’est-ce que cela veut dire ?? Santé sexuelle… La santé c’est global chez l’être humain. C’est « holistique », justement comme ils disent, sans rien comprendre au terme. C’est quelque chose qui ne peut pas être dissocié. On ne dissocie pas les choses, c’est un truc de fou. La santé, l’accoler et la diminuer en mettant à côté sexuelle et faire des compartiments en disant que l’on va s’occuper de la « santé sexuelle » …

 

Alexis :

Ben c’est comme la santé mentale, on en vient à dire que certaines personnes sont folles par tel ou tel mode de pensée alors qu’en fait ce sont des personnes très saines, simplement elles dépassent peut-être certains sentiers alors que d’autres personnes sont déjà dans une sorte de moule et c’est bien cela le problème encore une fois. C’est une question de discernement, de lucidité…

 

Ariane BILHERAN :

Oui oui, et puis à la limite la « Santé sexuelle » pour les femmes c’est la gynécologie, c’est pas ce délire de l’« éducation sexuelle » des enfants. Donc là-dessus qu’est-ce qu’il se passe ? C’est pareil « citoyen sexuel », j’en ai parlé, accoler l’enfant à « citoyen », mais l’enfant ne parle pas étymologiquement (infans, en latin), il ne peut pas être citoyen, l’éducation c’est politique, c’est fait pour l’amener à devenir un citoyen plus tard, c’est-à-dire en capacité d’esprit critique. Donc « citoyen sexuel » veut dire que l’esprit critique est placé dans le sexe, et on fait de l’enfant… Voilà on n’a que des trucs vérolés comme cela…

 

Alexis :

Il me semble quand même que quand on est enfant, je sais pas si vous vous souvenez chers auditeurs quand vous étiez enfant, vos parents n’ont pas de sexe, dans la pensée de l’enfant, les parents n’ont pas de sexe. C’est une psychologie, une façon de penser, les parents sont des parents, on sait que ce sont nos parents, mais en aucun cas on imagine notre papa avoir un zizi, pour parler crûment…

 

Ariane BILHERAN :

Il y a quelque chose du fou…

Absolument, on va peut-être entrer un peu là-dedans, mais en fait ce qu’il se passe, c’est qu’on a un déni, un déni de l’enfant dans ces textes. Un déni de l’enfant puisqu’il n’y pas la minorité sexuelle et qu’on estime qu’il peut potentiellement être consentant.

Moi je ne sais pas mais c’est grave. Cela veut dire aussi que du coup, par ricochet qu’il y a un déni de l’autorité parentale. C’est comme cela qu’on en arrive à la fin à avoir une « éducation sexuelle » obligatoire, qui contredit « la déclaration des droits de l’homme ». Cela vient du Sophisme, ça vient de des pommes sont des bananes, c’est à dire qu’on arrive à, parce que la « déclaration des droits de l’homme » elle dit bien dans son article 26 que les parents, parce qu’ils ont l’autorité parentale, ont « le droit de choisir par priorité le genre d’éducation à donner à leurs enfants ». Cela veut dire, et on va mettre les pieds dans le plat, cela veut dire que si les parents ont aussi envie de donner une éducation religieuse à leurs enfants, du fait de leur culture, de leurs racines, c’est dans la déclaration universelle des droits de l’homme, ils ont le droit de le faire. Sauf qu’en face, on impose donc, d’après les « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe », il est convenu que cette « éducation sexuelle » soit obligatoire. Donc tout cela vient du faux raisonnement de départ. Si on construit, c’est exactement comme en architecture, si l’on ne met pas de poutres, des bases et des pieds solides, ça se casse la gueule, donc là ça se casse la gueule, et c’est du grand n’importe quoi indifférencié. Du grand n’importe quoi indifférencié. Je vais quand même finir sur les « droits sexuels » et après parler de la sexualité de l’enfant. Mais je ne peux pas tout dire… Mais il me paraît très important peut être qu’on insiste aujourd’hui sur la question, donc ça n’est pas une loi, c’est une déclaration nationale, du planning familial, cette déclaration internationale est imposée dans tous les pays. Alors pourquoi je dis imposée, parce qu’on a par exemple la question de comment les Etats doivent se positionner par rapport à cette déclaration.

 

Alors je vais prendre des citations, de cette déclaration des « droits sexuels » :

« L’obligation de respect requiert des Etats qu’ils s’abstiennent de toutes ingérence directe ou indirecte dans la jouissance de droits particuliers, soit dans le cas présent, des droits sexuels.

Nul ne fera l’objet d’exécution judiciaire ou extrajudiciaire, de châtiments corporels judiciaires ou extrajudiciaire en raison de ses antécédents ou comportement sexuel, de son identité, ou de son expression de genre »

Comme la pédocriminalité, la pédophilie ne sont pas…, qu’il n’y a pas de mineur sexuel, vous entendez bien ce que cela veut dire ?

Je ne suis pas en pleine paranoïa, je suis juste en train d’étudier des textes.

Alors si ces textes sont mal écrits, il faut vraiment revoir la copie tout de suite.

Je vais prendre d’autres citations concernant les Etats :

« Comme pour les autres droits humains – donc on voit toujours cet amalgame vicieux – les Etats ont l’obligation de respecter, protéger et satisfaire les droits sexuels de tous. »

 

Dans les « droits sexuels », il y a la question de « l’éducation sexuelle » des enfants, d’accord ? Donc cela veut dire qu’en fait, je regarde du point de vue du droit international, je ne suis pas juriste, ce n’est pas de ce point de vue-là que je vais parler, mais je vais parler du point de vue de la philosophie du droit. Du point de vue de la philosophie du droit, il est quand même étonnant qu’un texte écrit par un planning familial international en vienne à imposer des choses aux Etats, et donc à imposer également des mesures juridiques : nul ne fera l’objet d’exécution judiciaire ou extrajudiciaire etc. etc. Cela veut dire que les « Etats n’ont plus le droit de juger parce que cela va persécuter les « droits sexuels », « droits sexuels » qui ne sont … encore une fois c’est extrêmement confus, il faut essayer de trouver une définition un peu précise et vraiment, à part cette définition du plaisir que je vous ai donnée, c’est quand même extrêmement confus. Donc … ces Etats n’ont pas le droit d’ingérence, dans les « droits sexuels ». Il est évident que puisqu’il n’y a pas de mesure donnée contre la pédocriminalité, si la pédocriminalité est considérée comme une orientation sexuelle comme une autre, alors le pédocriminel a des droits sexuels… Si ce n’est pas cela qui a été voulu dire, il faut le rectifier tout de suite, parce que c’est cela que le texte veut dire. Surtout que le texte dit qu’il est malvenu de discriminer par l’âge. C’est à dire considérer que l’enfant a un statut d’enfant. Je vous dis j’ai eu l’impression d’halluciner, quand j’en parle, je me dis « est-ce que mes interlocuteurs hallucinent autant ? » parce qu’à chaque fois j’hallucine complètement.

C’est pire… je vais finir sur les Etats. 

C’est pire, non seulement ils ne devront pas faire ingérence, mais ils devront obliger l’application de cette déclaration des « droits sexuels » du planning familial international.

Donc là, je ne sais pas mais du point de vue de la philosophie du droit, on est quand même très, très, très loin d’une posture démocratique de consultation des peuples !

Je vais citer encore, Alexis si vous me le permettez :

« L’obligation de protection requiert des Etats qu’ils prennent des mesures interdisant à toute tierce partie de compromettre les garanties inhérentes aux droits humains. »

 

Donc non seulement ils ne doivent pas pratiquer l’ingérence mais en même temps il leur est demandé de prendre des mesures … lesquelles ?? Interdisant à tout opposant de dénoncer cette déclaration internationale des « droits sexuels » … ils doivent prendre des mesures interdisant à toute tierce partie de compromettre les garanties inhérentes aux droits humains – mais comme les « droits sexuels » sont des droits humains… !

 

Et ensuite, on a une autre citation concernant les Etats : l’obligation de satisfaction – donc maintenant ils doivent satisfaire la déclaration des « droits sexuels » – requiert des Etats qu’ils adoptent des mesures législatives, administratives, budgétaires, judiciaires, promotionnelles, et toute autre mesure appropriée visant au plein exercice de ces droits.

 

Qu’on me démontre que j’ai mal lu.

Et ils disent bien Alexis, je cite parce qu’on voit bien…

« Les droits sexuels sont des droits humains liés à la sexualité, l’IPPF affirme que les droits sexuels sont des droits humains. »

 

Donc quand on parle des droits humains, on parle de « droits sexuels »…

Donc, je vais lire encore une dernière citation pour les Etats parce que je crois qu’il faut que les peuples se rendent compte de ce qui est en train de se passer et de ce qui se passe au niveau international sur la question des lobbies…

 

Une citation sur la question des lobbies…

Donc si on résume il est question de légiférer internationalement à la place des peuples, d’orienter les décisions de l’exécutif, de voter des budgets sur les impôts des peuples, pour appliquer les « droits sexuels ».

 

« Droits sexuels » qui dénient au mineur sexuel sa qualité de mineur sexuel puisqu’ils accolent la question de la sexualité avec la question de l’enfant. Si ce n’est pas ça qu’ils ont voulu faire, il faut vraiment, vraiment prendre de vrais juristes pour rédiger le texte hein…

 

Je vais prendre donc une dernière citation pour que vraiment les gens soient bien conscients de jusqu’où ça va :

 

« Bien que les Etats soient les premiers garants du devoir de respect, de protection et de satisfaction des droits humains à l’intérieur de leur frontière – donc là on a dit droits humains = « droits sexuels », hein - d’autres acteurs de la société civile dont les actions, omissions et politiques peuvent influer sur les conditions relatives à la jouissance des droits sexuels doivent voir leur responsabilité engagée.

Il peut s’agir d’autres Etats, entités et programmes transfrontaliers fonctionnant avec l’argent de l’aide au développement de structure de sécurité et autres alliances ainsi que d’acteurs non étatiques, entités commerciales, entités à but non lucratif, et entités religieuses inclues. »

 

Cela veut dire que tout le monde va devoir s’aligner et coopérer pour les « droits sexuels », y compris les entités religieuses… donc, moi j’ai vu là, et commencé aussi à … enfin j’ai l’impression de vivre un cauchemar à vrai dire, à voir que le Vatican commence à faire « l’éducation sexuelle » avec des catholiques, je trouve cela très bien… Alors moi je ne sais pas… je ne suis moi d’aucune religion, mais je suis de l’essence de toutes, et qu’on m’entende bien là-dessus.

 

Quand le Vatican, sa fonction c’est censé, je ne sais pas, en tant qu’institution, conserver les bases, les principes de la religion chrétienne, et donc là ils reviennent même sur les principes de chasteté et ils font « l’éducation sexuelle » … alors évidemment c’est enrobé avec de l’amour etc. etc., mais c’est le même délire !

Depuis quand éduque-t-on les enfants à la sexualité ?

En on peut me raconter ce qu’on veut… alors maintenant en plus on a un nouveau terme qui est « éducation sexualisée des enfants » … Alors soit on ne parle pas le même langage et là, il va falloir s’entendre sur les mots, et c’est certainement pas moi ou nous qui allons revoir notre langage, mais eux, soit il y a un vrai problème.

Voilà, je crois que … ce n’est pas que cela les « droits sexuels », j’avais envie aujourd’hui de parler un peu de cette question des Etats, mais ça donne quand même un petit aperçu.

 

Alexis :

« L’éducation sexuelle », moi je m’en souviens très bien, vers mes 11-12 ans, mon institutrice nous avait donc présenté, via une petite BD, je ne sais plus laquelle, une BD locale qui avait été créée pour ça, qui expliquait un peu comment les parents, comment les bébés venaient au monde etc.

C’était d’une façon plus ou moins naïve quand même, pour expliquer que ce n’était pas dans les choux etc., c’était encore assez bon-enfant, bien que ça commençait déjà, et là je parle vraiment des années 1980-1986 si je me souviens bien…

Voilà, donc c’était encore bon-enfant, et mine de rien ça amenait déjà à ce que l’on connaît déjà maintenant et encore une fois, voilà, ça ne date pas d’hier tout ça…

 

Ariane BILHERAN :

Mais ça ne date pas d’hier, absolument Alexis vous avez tout à fait raison, mais là on atteint un stade où on ne peut plus avoir de doute sur le caractère vérolé de tout cela en fait.

Et c’est extrêmement transgressif du droit des parents, du droit des enfants et aussi, des peuples, du droit des peuples, de l’être humain quoi de façon générale.

 

Alexis :

Et Ariane, tout cela est déjà appliqué quelque part.

On le voit déjà avec l’hypersexualisation des enfants, notamment et ça j’ai envie de dénoncer parce que franchement, ce sont ces émissions que l’on peut voir sur des chaînes américaines, voir européennes, bref avec ces petits concours de miss et qui ont entre 3 et 4 ans, pourquoi pas c’est même encore mieux quand elles ont 12 mois, et notamment d’ailleurs un article, une vidéo en fait, qui a fait entre guillemets un buzz, un « bad buzz » comme on dit en anglais, vraiment voilà c’est par rapport à ce garçon qui a 8 ans maintenant, qui soit disant se proclame être un « drag-queen » … voilà ça n’a pas de sens quoi, mais tout ça est déjà quelque part appliqué, en fait voilà c’est pour ça que j’ai envie de mettre ce point-là aussi en avant parce que.. Tout cela est déjà quelque part appliqué, mais encore une fois, de manière clandestine…

 

Ariane BILHERAN :

Absolument. Tout est clandestin.

C’est-à-dire que en fait on a ces textes internationaux, eux ils ne sont pas clandestins. Par contre, alors évidemment les Etats peuvent dire « non, mais nous on ne s’appuie pas trop, c’est juste des documents de recommandation, on ne s’appuie pas trop dessus. »

Ces textes disent ceci et en l’occurrence s’ils disent ceci, doivent être supprimés. Même si les Etats disent « non mais nous, c’est des Standards, juste des recommandations, on n’est pas obligé de les prendre au pied de la lettre etc. Il n’empêche que ces textes existent et ils sont extrêmement graves. Les fameux Standards prévoient la matrice etc., voilà... C’est extrêmement grave parce qu’ils sont pourvoyeurs d’idéologie.

Une idéologie c’est une croyance érigée en certitude.

Aujourd’hui l’idéologie c’est quoi ? C’est l’enfant est sexualisé dès la naissance. Et on va utiliser papa Freud pour justifier ça ? Alors qu’il a dit tout le contraire ! Alexis, je ne sais pas si je peux… deux secondes, conseiller aux gens de lire Trois essais sur la théorie sexuelle infantile de Freud. D’accord ? c’est là où il parle de l’enfant « pervers polymorphe » etc. qu’on lui met tout le temps dans la figure… Que dit Freud si je retrouve le passage… Il dit dans cet ouvrage, que : l’enfant est aux prises à des pulsions sexuelles qui ne sont pas des pulsions sexuelles adultes entendons-nous bien, je vais essayer de dégrossir tout ça parce que quand je vois comment Freud est utilisé dans les travaux y compris en France dans des soi-disant textes de référence j’ai les cheveux qui se hérissent sur la tête…

Les pulsions sexuelles c’est plutôt des pulsions libidinales, c’est à dire de désir, par exemple qui peuvent être aussi de prendre les jouets de son voisin, de tout détruire etc., d’accord ?

Ces pulsions doivent êtres, selon Freud, canalisées par l’éducation, et il dit même que l’éducateur, sa fonction c’est de réprimer, d’aider au refoulement, de tout ce qui est de l’ordre de la sexualité. D’accord ? Ça c’est ce que dit Freud. Je ne l’invente pas. Et que même il y a une sorte d’érotisme infantile, mais qu’il ne faut surtout pas que ces pulsions soient éveillées par l’adulte, ou soient sollicitées ou stimulées, et venir parler de vulves et de pénis à des enfants c’est pas les stimuler, à un moment donné on va mettre les choses au clair... Parce que quoi ? Parce que ça créerait des sensations de déplaisir et de trauma chez l’enfant ! D’accord ?

Donc il dit bien il faut édifier des « digues psychiques qui sont le dégoût, la pudeur et la morale » … Voilà ce que dit Freud ! Donc alors ces types qui viennent nous expliquer le développement psychosexuel de l’enfant à partir des travaux de Freud n’ont absolument rien compris…et n’ont rien lu de Freud. Et donc qu’est-ce qu’il dit ? Cette énergie première en fait qui est une énergie libidinale, l’éducation elle va la contenir, pourquoi faire ? Pour créer quelque chose qui s’appelle la sublimation, c’est à dire une transformation de l’énergie, pour que l’enfant apprenne à mettre cette énergie au service d’œuvres de civilisation. Ça, c’est ce que dit Freud. Donc moi à un moment donné, l’imposture, c’est la même que la question du surhomme chez Nietzsche. C’est la même chose. J’ai étudié les deux, c’est la même chose. Et donc il dit bien, et c’est Freud qui a théorisé notamment ce qu’on appelle la période de latence, la période de latence veut dire que l’enfant n’est pas du tout, il ne faut surtout rien amener de la sexualité puisque lui-même est en plein refoulement et c’est à ce moment-là, c’est à ce moment-là qu’ils vont commencer à apprendre les relations sexuelles aux enfants. « con penetracion » en espagnol, « con penetracion » ils disent bien « relaciones sexueles con penetracion » dans les Standards (NB : à 6 ans… dans la matrice des « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe »).

 

Donc à un moment donné, heu voilà on en est là, et on en est avec des gens qui nous expliquent que l’Œdipe freudien c’est un petit garçon qui a envie de coucher avec sa maman. Alors à un moment donné, l’Œdipe freudien c’est le rempart donné par les parents à l’enfant, rempart qui construit les interdits de l’inceste, les interdits du meurtre, la différence des générations et la différence des sexes. Parce qu’il est évident que l’identité sexuée, dont ils nous rabâchent les oreilles aussi, l’identité de genre, elle n’est pas construite psychiquement chez l’enfant puisque c’est tout l’objet de l’éducation qu’il arrive à construire une identité sexuée. Donc moi j’ai une collègue ici, là où je vis en Amérique du sud, qui est une éminente spécialiste, une éminente spécialiste elle a fait tous les programmes de protection de l’enfance etc. ici, elle a vu les Standards, elle m’a dit « ils font exactement l’inverse de ce qu’il faut faire ». Et j’ai l’impression, moi, je le dis en toute sincérité pour les auditeurs, de me retrouver un peu comme quand j’étais en train de faire des audits sur les risques psychosociaux et la souffrance au travail, le harcèlement dans les entreprises, où on se rend compte que ce qui est mis en place est exactement l’inverse de ce qu’il faudrait faire… Alors l’inverse de ce qu’il faudrait faire, ça Freud l’a très bien théorisé, ça s’appelle la perversion. Voilà.

 

Donc, voilà, l’enfant pour Freud est sexué, il a des pulsions sexuelles, qui n’ont rien à voir avec la sexualité adulte, ce sont des pulsions libidinales. Et tout l’objet de l’éducation comme il le dit, c’est absolument d’introduire ce refoulement, refoulement de quoi ? Des pulsions. C’est-à-dire on va pas aller taper son voisin, on va apprendre à différer, on va apprendre… et justement il dit bien dans ce même petit livre, Freud, utilisé pour nous expliquer que l’enfant est sexualisé, il nous dit que si on sexualise l’enfant et qu’on ne respecte pas par l’éducation la construction de ces « digues », que sont « le dégoût, la pudeur et la morale », l’enfant sera « inéducable ». Il ne pourra plus être éduqué. Donc qu’est-ce qu’on est en train de faire ? Alors on me dit en France « oui, non mais c’est pas ça les cours d’« éducation sexuelle », tu as mal compris etc. »

J’ai mal compris ? Si c’est ça, d’abord premièrement on reçoit des témoignages, on peut dire les témoignages peut-être ils sont faux, je sais pas, secondo on a les textes officiels, troisièmement de toute façon le fait de pénétrer dans une classe à 6 ans, 7 ans et maintenant pour nous le « Grand plan Santé Sexuelle » avec « l’éducation sexuelle » en maternelle, le fait de pénétrer dans une classe, soi-disant ils laissent les enfants parler d’abord, alors je vais l’expliquer, effectivement ils vont rentrer dans la classe peut-être et puis ils vont dire « bon alors on va parler de la sexualité » déjà c’est une induction ! On est en public, ça veut dire quoi ? On fait ça nous dans des entreprises ?

On arrive à vouloir parler de la sexualité « vous avez des questions ? » heu voilà… donc on est déjà en train d’induire, donc ces gens-là ne sont pas conscients qu’ils sont déjà en train d’induire des choses, deuxièmement qu’est-ce qui va se passer ? Tous les enfants ne sont pas au même niveau de développement. Il y a des enfants qui sont déjà, qui effectivement il y a des enfants qui voient des films pornos chez eux. Ça, il faudrait peut-être s’en occuper. Effectivement, voir comment est-ce qu’on on les protège par de ça… Donc le gamin il va poser ses questions, lui il a certainement vu des trucs à la maison !

 

Donc qu’est-ce qu’il va se passer ? Le plus, entre guillemets, « avancé », va poser des questions pour tous les autres élèves qui ne sont pas en capacité, en maturité ? Et c’est le même trip que pour les grossesses extra-utérines, soi-disant ça provient des grossesses extra-utérines, donc aller expliquer des relations sexuelles aux enfants ça va prévenir des grossesses extra-utérines, en fait c’est exactement le contraire, ça va entraîner des grossesses extra-utérines hein ? Parce qu’on va leur mettre dans la tête des choses qu’ils n’ont pas… et en plus c’est quelque chose d’extrêmement problématique dans ces trucs-là c’est qu’apparemment on a entendu plusieurs fois, je ne sais pas si c’est partout parce qu’évidemment ça a l’air d’être très confusiogène mais moi ce qui m’intéresse c’est pas forcément, ce qui est fait sur le terrain est fait sur le terrain, la question c’est quelles sont les racines de tout ça. Et sur quoi ça s’amarre. Et si ça n’est pas bien amarré, même les meilleures personnes vont faire n’importe quoi. Donc on reprend les bases, on reprend les racines, un arbre qui a des racines pourries, ça ne grandit pas. Je reviens à des trucs basiques. Donc ces textes ce sont des racines, ce sont des textes racines, sur lesquels on construit maintenant les programmes d’« éducation sexuelle », qu’on nous dise que ce soit des recommandation qu’ils adaptent ou qu’ils n’adaptent pas de toute façon ils ne font pas venir les psys donc, ou très peu enfin en tout cas nous on n’est pas au courant, donc la vie psychique de l’enfant a l’air d’être le cadet des soucis de ces gens-là, en tous cas… et les droits des parents également… donc moi ce que je dis c’est il y a peut-être des gens qui font ça très bien, il sont persuadés de faire ça très bien d’ailleurs, ça me paraît difficile de toute façon de faire ça très bien ne serait-ce que dans le processus même qui est d’introduire ce questionnement-là auprès des enfants…

 

Dans notre collectif, nous distinguons bien ça de la prévention, nous ne sommes pas des arriérés, nous sommes encore une fois pour la protection des personnes vulnérables, donc il faut faire de la prévention mais la prévention c’est quoi ? C’est de poser des interdits !

 

Et là, quand on a un ministère qui autorise un site internet comme chez nous, à montrer, je crois que c’est les … ils disent 6 ou 7 positions vaginales et les 3 positions anales, à des enfants de 12 ans et que c’est autorisé par le ministère, je ne crois pas qu’on est dans la prévention. Ça sert à quoi ? En plus on pense qu’ils ne vont pas trouver tout seul le chemin quoi, je veux dire on les prend pour des débiles ! Il faut bien qu’on leur montre comment ça marche dans tous les sens etc.

Alors j’ai une collègue qui m’a dit, revenons à la définition de la pornographie, la pornographie c’est ce qui est obscène. Et bien là, il y a une majorité de supports dans ces trucs-là qui sont obscènes. Et de toute façon, moi encore une fois je me situe du point de vue de l’analyse racine des textes parce que je crois que c’est là le problème majeur et qu’il faut partir de là.

 

Est-ce que ça concerne tous les pays ?

C’est-à-dire que je crois aussi que si on est sur des résistances intra-pays c’est très problématique, c’est quelque chose d’international, donc ça doit concerner les gens à l’international, parce qu’on est voué à l’échec sinon, ces textes sont des racines, doivent être repris de fond en comble. Avec des vraies personnes, si vraiment ils veulent assurer la protection des mineurs et des enfants qui doit être notre premier souci, l’intérêt supérieur de l’enfant ça veut dire quelque chose dans une civilisation, alors on refond tout ça.

 

Mais ce n’est pas le souci-là, et je crois qu’il y a vraiment quelque chose de très totalitaire aussi dans la façon dont c’est mis en place, dont c’est infiltré, dont c’est imposé. Moi je dis encore une fois si ce n’est pas intentionnel, il faut tout refaire… Et de toute façon, je dirais je suis aussi alertée par la position de ceux, parce que nous comme on a fait un collectif de professionnels dénonçant ça, on dérange beaucoup, donc on se prend des menaces, on se prend des représailles, on se prend des gens qui nous insultent, qui nous disent qu’on n’a rien compris, parce que nous évidemment on ne comprend rien au psychisme de l’enfant, on a rien compris aux textes, c’est pas comme ça qu’ils sont appliqués, ils sont appliqués autrement etc. Je dirais que le manque d’humilité de ces postures m’interpelle. Parce que si nous on dit ça, moi je ne sais pas, je suis quelqu’un de bonne volonté, en train de faire des cours d’« éducation sexuelle », parce que pourquoi pas j’ai cru que c’était bien parce que j’y suis allée, parce que je suis formateur, parce que j’ai reçu une formation, mais je suis concernée par l’enfant… Je voudrais rappeler les postures qui pourraient être celles qu’on aurait aimé avoir en face, eh bien à ce moment-là on vient nous voir, moi j’irais voir ces professionnels-là qui dénoncent et je leur dirais « qu’est-ce que je ne fais pas bien, qu’est-ce qu’il se passe, qu’est qu’il faudrait faire ? Dites-nous, regardez les programmes et tout ça, aidez-nous à construire quelque chose de bon pour l’enfant. »

Je constate que jusqu’à présent, c’est pas du tout les réactions qu’on recueille. Donc ça m’interpelle encore plus. Et je voudrais dire moi je suis totalement, c’est une responsabilité que j’ai, du fait d’avoir compris et d’avoir étudié ces textes, j’aurais vraiment préféré ne jamais avoir eu à faire ça, ça m’attire plein de problèmes, je n’avais pas une vie tranquille mais là c’est fini la tranquillité hein ?

Simplement je voudrais que maintenant les gens prennent conscience que si, il y a des gens qui prennent des risques pour eux, il va falloir quand même les écouter. D’autant plus que moi je ne suis même pas concernée, moi je n’ai pas d’enfants en France, je ne vis plus en France… Donc, je pourrais m’en laver les mains. Et me dire « attends, je vais être tranquille » et quand à ceux qui disent que je vends un bouquin, à un moment donné non franchement je préférerais ne jamais l’avoir écrit ce livre… 

 

Donc on n’est pas des délirants au contraire, on a étudié exactement tous les textes, encore une fois j’ai lu ces textes en trois langues, parce qu’aussi on m’a dit par exemple « t’as pas compris, parce que dans les « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe », l’enfant il est dit « partenaire de l’adulte dans une éducation sexuelle participative » - je cite -. On m’a dit « non mais t’as pas compris, partenaire ça ne veut pas dire ça, c’est les anglo-saxons, ils ont une manière de dire ça, ça veut pas exactement dire ça pour eux etc. » Eh bien d’accord, je suis allée voir les textes en anglais, eh bien c’est le même terme qui est utilisé pour le partenaire des relations sexuelles ! Dans le même texte.

Donc les mots ont un sens, quand on utilise dans un texte un mot avec un sens, il a le même sens pour tout le reste du texte. A ce moment-là il ne fallait pas prendre ce terme, on pourrait dire un autre terme, il ne fallait pas prendre ce terme-là. C’est là où je vous dis Alexis, ma formation de traductrice en latin-grec, elle m’aide beaucoup, parce que là ça m’aide à trouver où il y a le problème.

 

Alexis :

On ne peut pas vraiment aller, voilà, aller contre ces textes-là puisqu’ils sont écrits en plus en trois langues, enfin en tout cas dans ceux que vous avez découverts…

 

Ariane BILHERAN :

Plus, il y allemand, je crois…

 

Alexis :

Non, ben voilà, mais donc c’est, je suppose que vous avez des collègues qui parlent d’autres langues, et qui encore une fois se retrouvent de toute façon dans ces textes-là. Et on ne peut pas aller contre ça, ce que je voulais aussi rajouter, c’est que non seulement on va programmer les enfants via l’Education Nationale, avec ces programmes, je ne sais pas s’ils sont déjà finalement établis en France… oui, apparemment… d’accord ?

 

Ariane BILHERAN :

Alors, en fait, il faut que les gens soient bien conscients, encore une fois, « l’éducation sexuelle » n’est qu’un volet des « droits sexuels ». Pourquoi je dis ça, parce que l’enfant il a donc le droit, encore une fois, à réclamer son genre… Et voir à faire ses éventuelles modifications « transgenre », contre les parents puisque c’est son « droit sexuel ». Il faut que les gens aient conscience de ce qu’il y a dans les textes.

Encore une fois, là aussi, je raisonne de façon très froide moi.

S’il y a omission, ça veut dire que c’est autorisé.

On parle de textes qui se prétendent juridiques (Nota Bene : repris par l’OMS). Donc voilà, si ça n’est pas interdit, c’est permis d’accord ? Donc ces textes-là laissent des frontières extrêmement floues concernant le mariage, concernant… C’est même, des fois, pas flou, je ne sais pas si je vais pouvoir vous retrouver des citations mais voilà, sur les partenaires sexuels etc., et donc on a une possibilité à un moment donné, en tout cas de lecture de ces textes qui n’est pas contredite sur le fait que l’enfant puisse éventuellement avoir des partenaires sexuels, se marier, et pourquoi pas changer de sexe. 

Ce sont ses « droits sexuels ».

 

Alexis :

Encore une fois, on parle bien de l’enfant, alors que bon normalement, tous ces choix-là, viennent naturellement à la préadolescence, adolescence, et voire le monde adulte, et pas l’enfant, l’enfant n’a…

 

Ariane BILHERAN :

Et puis en fait, ils parlent bien du terme enfant, il n’y a pas de limite d’âge qui est posée, d’accord ? 

Et puis, de surcroît, normalement l’autorité parentale fait que l’enfant n’a pas de droits autres que celui d’être protégé par ces parents et par tout adulte.

Donc, que les gens prennent conscience que cette « éducation sexuelle » n’est qu’un volet, important hein, mais ce n’est qu’un petit volet des « droits sexuels », qui comprennent aussi les « droits reproductifs », le « droit à la reproduction » ça veut dire aussi, derrière il faut entendre que tout est lié, le trafic des bébés, la vente des bébés, l’achat des bébés…

 

Alexis :

Parce que, Ariane, je vous coupe la parole, par exemple quand on dit « voilà en Afrique, ils n’ont pas la même culture que nous », leurs gamines, dans certaines régions, je ne dis pas partout en Afrique bien entendu, certaines gamines de 12-13 ans ont déjà des enfants. Et c’est normal, enfin pour la plupart des personnes qui ne conçoivent pas justement que ce n’est pas normal. Ben non, moi je m’excuse, mais ce n’est pas normal, ce sont des filles qui sont forcées à ça, culturellement soi-disant, et grâce à ça, certaines personnes vont pouvoir dire « pourquoi pas, pourquoi on ne le ferait pas en Occident dans le fond, puisqu’eux le font bien. Non, parce que c’est ça aussi que je voulais dire là tout de suite. On programme les enfants à l’Education Nationale mais on va programmer les adultes surtout, à pouvoir accepter ça.

 

Ariane BILHERAN :

Et puis il y a aussi la question du consentement supposé de l’enfant. C’est-à-dire qu’en fait c’est là, la perversion elle est là. Qu’est-ce que ça veut dire ?

Consentement supposé de l’enfant, ça veut dire que à partir du moment…

C’est très facile de manipuler un enfant. Je veux dire, c’est pour ça qu’il n’a pas de consentement au niveau du droit. Il n’a pas de consentement parce qu’il doit être protégé par des adultes, parce que c’est très facile d’obtenir un « oui » d’un enfant.

Ce n’est vraiment pas compliqué.

Et même qu’il répète qu’il a été d’accord.

Donc, ce que je voudrais rajouter aussi, Alexis, c’est donc cette « éducation sexuelle », elle ne concerne pas que l’Education Nationale. Il faut que les gens soient conscients que cela concerne toutes les structures socialisantes de l’enfant dès… « 0 an », je dis 0 an parce que c’est comme ça que le formulent les standards, en déshumanisant la naissance.

Ben oui forcement puisque de toute façon, ils vont enseigner les « bébés sur-mesure » à partir de 15 ans. Il y a des bébés qui n’ont pas été dans le ventre de leur mère ! Donc, des bébés qu’on fabrique, qu’on achète en sous-sol, en magasin, puis après on les achète, ils ont les yeux bleus, les yeux verts, les machins on fera comme ça…

On est sur une position extrêmement grave, que les Grecs Anciens appelaient « la démesure », c’est à dire quand l’homme se croit calife à la place du calife. Il se croit complètement tout-puissant, capable de s’auto-engendrer, de quitter ses racines, de denier ses parents, sa généalogie, et n’importe qui dans l’indifférenciation la plus complète et la confusion la plus complète peut aller avec n’importe qui, se reproduire avec n’importe qui, même si la nature ne le permet pas.

Ça, c’est le chaos total, et ça a un nom en psychiatrie, ça s’appelle la psychose paranoïaque. Et Freud en a parlé. Freud en a parlé, aussi, de l’homme qui est dans le délire tout puissant, ça s’appelle Le Cas Schreber. Alors j’aimerais bien savoir si ces gens-là souscrivent à ça aussi, puisque de coup ils nous citent, nous rabâchent Freud ? Donc Le Cas Schreber c’est l’homme qui se prend pour Dieu, qui se prend pour une femme et qui se prend pour la femme de Dieu. 

Ok ? c’est le délire paranoïaque. Donc là on est là-dedans. C’est très destructeur, c’est très dangereux, si on laisse faire ça, c’est pour ça que moi je sors de... je n’ai même pas un confort, je ne suis pas quelqu’un qui vit dans le confort, et qui considère que la vie c’est un confort, mais je sors là, en prenant tous les dangers que je prends, et les risques que je prends, parce que je dis là, si on laisse faire ça, c’est fini, l’humanité elle n’existe plus, vous voulez ça pour vos enfants ?

Est-ce que les gens veulent ça pour leurs enfants ?

Donc « l’éducation sexuelle », elle concerne toutes les structures socialisantes à partir de « 0 an », de la naissance. Qu’on m’explique comment « l’éducation sexuelle » du nourrisson va se faire à la maternité ?

Ils n’ont pas mis 2 ans, ils ont mis « 0 an ». Donc ça veut dire, c’est une éducation « multidisciplinaire », c’est-à-dire que les gens croient, ils croient les gens qu’ils vont pouvoir avoir un cours, comme ça, dédié on va dire que c’est le lundi de 10h00 à 12h00.

Non.

C’est « multidisciplinaire », ça pourra être fait à n’importe quel moment, dans n’importe quelle discipline. Ça, c’est écrit dans les « Standards pour « l’éducation sexuelle en Europe ». En gros, si le professeur de français il a envie, et ça le branche là de faire « l’éducation sexuelle », il fait « l’éducation sexuelle ».

Alors ce n’est peut-être pas encore là complètement en France, mais ça c’est les « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe », encore une fois moi je dénonce les textes internationaux…

Alors évidemment dans ces textes, il y a… vous avez quelques jolies phrases. Alors les gens ils renvoient les jolies phrases. Mais, on leur re-raconte Blanche Neige et la sorcière ? A un moment donné… 3 jolies phrases, avec tout ce qui est vérolé derrière, et ils veulent gober ça ?

Ça, je ne peux plus rien faire pour eux… Ça, ça s’appelle le déni.

Voilà, ils en paieront les conséquences.

Moi personnellement, je considère que nous sommes non pas des êtres sexuels, mais des êtres spirituels.

A un moment donné c’est l’un ou l’autre hein…

Soit le cerveau, il est au niveau de l’esprit, soit il est au niveau des parties génitales. Ça c’est de tous les temps, l’être humain est comme ça. Moi je considère qu’on est des êtres spirituels. Une dame qui ne comprenait pas comme ça pourquoi, je lui disais que le Vatican ferait mieux de dénoncer ces textes de « droits sexuels » que de faire « l’éducation sexuelle » parce que ça contredit l’éducation spirituelle.

 

On fait l’un ou l’autre.

Soit on éduque à l’esprit, soit on éduque au sexe ! Encore une fois, ils ne savent pas manier le vocabulaire ni la langue. A un moment donné le langage est référentiel. C’est à dire on s’accorde sur les mots, les mots ont un sens.

Si on ne s’accorde plus sur les mots et qu’ils sont en train de m’expliquer qu’en faisant « l’éducation sexuelle » ils font une éducation spirituelle, et bien je dis qu’il faut qu’ils revoient leur conception, leur façon de nommer les choses, parce que là il y a un problème. Comme « éducation sexualisée ».

Ben « éducation sexualisée », ça veut dire quelque chose.

C’est la boîte de Pandore, elle est ouverte, la boîte de Pandore est ouverte. Et c’est bien pour ça que je dis quand les racines sont pourries, il faut aller à la racine… Et là les racines me paraissent extrêmement pourries.

Donc ça va être toutes les structures socialisantes, ça veut dire que le gamin, alors nous on a des textes comme ça, alors encore une fois c’est des rapports de rapports, de recommandation qui ne font pas loi etc.

Bon on a un petit peu de mal à comprendre ce qui fait loi mais en tout cas c’est des… voilà. Et alors dans ces rapports de rapports en France, il est marqué que ça concerne les colonies de vacances, que ça concerne la PJJ, la Protection Judiciaire de la Jeunesse, donc voilà. Donc la PJJ, eh bien le gamin il aura droit à « l’éducation sexuelle ». En colonie de vacance, aussi. Donc il va en fédération sportive, le gamin il va au karaté, eh bien peut-être ce jour-là il aura un cours d’« éducation sexuelle ». On est face à une nouvelle « science » entre guillemets, de scientistes, dont le premier principe est « l’enfant est sexualisé dès la naissance » et à partir de là, ils vont dérouler une pseudo-science.

 

Moi je ne sais pas mais c’est une conception totalitaire et idéologique. Et en plus en s’appuyant sur Freud. Comme les Nazis se sont appuyés sur Nietzsche, alors qu’ils n’ont rien compris à ce qu’il a dit du surhomme, qui en réalité intégrait la femme aussi puisqu’il n’était pas misogyne comme on le pense et qui disait plutôt que c’est l’individu qui arrive à se dépasser lui-même par rapport à ses propres tourments. Donc on arrive et on inverse complètement le truc, et on fait dire à Freud l’inverse de ce qu’il a dit quoi…

 

Donc, ça s’appelle la perversion, ça s’appelle la perversion, et là on nous propose une société de la jouissance, on ne nous propose pas, on nous impose, on nous impose…une société de la jouissance sans entraves, qui va profiter à qui ? Qui va profiter à qui ? Parce qu’encore une fois l’enfant sexualisé est inéducable, une fois qu’on a excité les enfants en leur parlant, c’est-à-dire qu’on les a effractés, sur le plan traumatique, en leur parlant de vulves, de pénis et de relations sexuelles en classe, en leur disant en plus qu’il faut qu’ils utilisent les « bons mots » !

 

Ça veut dire qu’on est en train de casser tout leur imaginaire, tous leurs fantasmes, or on a absolument besoin, l’enfant a besoin de construire la fonction du fantasme, la fonction de l’imaginaire, la fonction de se raconter des histoires… Qu’est-ce que ça fait que l’enfant pense qu’il est né avec des cigognes dans les choux ? Ça dérange qui ?

 

Donc c’est pour ça que moi j’y vois quelque chose de politique qui est effectivement de rendre inéducable, et inéducable ça veut dire que si on n’a pas l’éducation, on n’arrivera pas à la citoyenneté, on n’arrivera pas à la conscience politique, et encore une fois je dis ces gens-là qui nous présente cette pseudo-science font fi de tous les travaux des esprits brillants qui ont eu lieu dans l’humanité, qui ont pensé la question de l’éducation, qui ont pensé la question de l’enfant, qui ont pensé la question de la vie psychique. Ces gens-là ils arrivent et ils nous disent « maintenant c’est comme ça, et ça marche comme ça » et de toute façon… Alors aussi c’est pour « lutter contre les discriminations ». Mais il n’y a pas de débat hein, c’est à dire qu’il n’y a pas de débat, nous on doit se taire. C’est un truc hallucinant. Nous avons envoyé, nous, le collectif des professionnels, à un nombre colossal de journalistes, notre position…

 

Nous n’avons que des radios alternatives, comme la vôtre Alexis, qui nous sollicitent. Qu’est-ce que ça veut dire ?

Nous sommes les professionnels de santé mentale, avec des experts, de très grands experts, de la vie psychique de l’enfant, des pédopsychiatres et psychologues de l’enfant.

Comment se fait-il que nous ne soyons pas entendus sur la question de « l’éducation sexuelle » des enfants ?

 

Alexis :

Ça dérange…

Clairement.

Alors je suppose que bon, on ne va pas les dénoncer mais il y a certains de vos collègues qui sont tout à fait pour ça je suppose, parce que des barjots, il y en a un peu partout, on le sait, dans tous les métiers, dans toutes les entreprises entre guillemets, j’aime pas le terme enfin bref, et ça c’est un gros soucis aussi parce que les psychologues sont quand même des personnes qui ont des responsabilités énormes, par rapport à un individu, je pense quand même que c’est pas évident d’être psychologue dans la vie de tous les jours parce que vous devez quand même pouvoir guider une personne sans pour autant attenter à sa vie et disons, voilà, la formater complètement, c’est déjà énorme d’écouter déjà un ami qui est dans la détresse quand on n’est pas psychologue mais voilà ça fait un peu parti du bon sens comme je le dis toujours et malheureusement eh bien grâce à ces certains collègues qui vont peut-être parler dans votre sens, vous et toutes les nombreuses personnes qui vous suivent, de faire pousser disons, l’avis du public vers quelque chose qui est complètement…

 

Ariane BILHERAN :

Absolument. Et c’est pour ça que moi je dis : retour aux textes.

Retour aux textes. On nous dit « ce n’est pas ce qu’on fait en pratique », eh bien de toute façon votre pratique elle doit être arrimée sur des textes. Donc ce n’est peut-être pas ce que vous faites en pratique, c’est peut-être très bien j’en sais rien, je ne suis pas là avec vous pour le voir, à la limite ça ne m’intéresse pas, c’est pas à moi d’en juger… Par contre, retour aux textes. Par contre : qu’est-ce qu’on fait dire à Freud ? Quelles sont les bases du raisonnement logique ? Que sont ces textes, comment sont-ils imposés aux populations ? Si on enlève les deux textes internationaux, je crois que déjà on va prendre une grande bouffée d’air parce que tout est arrimé là-dedans. Alors pas que ça, mais à un moment donné il faut savoir qu’est-ce qu’on fait, penser les choses, qu’est-ce qu’on fait ? Qui est légitime pour en parler ?

Je suis désolée, ce ne sont pas des sexologues adultes qui sont légitimes pour parler de la vie psychique de l’enfant. Je ne suis pas légitime pour parler de la mécanique, et je ne vais certainement pas me risquer à faire de la mécanique. Mais sur la vie psychique de l’enfant, on doit écouter les experts de la vie psychique de l’enfant. Et pas seulement ça, à un moment donné sur quelles bases, sur quelle science, quels sont les travaux, quelles sont les biais méthodologiques ? Parce que ils nous citent des « études » … Alors moi je veux bien, mais des études il y a des conditions donc ça s’appelle aussi… et c’est pour ça que la philosophie est tant importante, ça s’appelle l’épistémologie, quelles sont les conditions d’advenue de la science ? Alors en psychologie bien sûr, on n’est pas sur de la science dure, on est sur des conditions de science empirique. Mais à un moment donné, et de science interprétative en plus qui se fonde sur l’interprétation, puisque comme tout ce qui se fonde sur le langage comme le Droit, le Droit se fonde l’interprétation de la langue. Donc on est sur des conditions du raisonnement d’abord, conditions du raisonnement logique, conditions de l’interprétation, et il y a des règles.

Donc quand on m’explique que c’est telle association, déjà partie prenante, déjà militante, qui a fait des « études » auprès de parents, qui ont déjà telle et telle posture… Ça n’est pas scientifique !

Le militantisme, ça n’est pas que le militantisme religieux !

Donc quelles sont ces « études », où peut-on voir les critères scientifiques et méthodologiques ? Est-ce que on peut étudier cela ? Nous parlons de l’enfant, encore une fois, la sexualité adulte pour moi, c’est du domaine du privé donc chacun fait ce qu’il veut, je n’ai même pas à le savoir, et ce n’est donc pas du domaine du Droit, c’est du domaine du privé. Et même pas l’Etat il a à se mêler de ce qui se passe dans le lit de chacun et de chacune. Qu’est-ce que ça veut dire ça ? Chacun fait ce qu’il veut du moment qu’il n’atteint pas à autrui et qu’il ne touche pas aux enfants…

Donc voilà, donc moi je dis c’est ça quelque part, nous ce qu’on va demander, c’est à un moment donné un grand déballage, au lieu de faire des trucs en catimini là, parce que c’est un peu ça, des trucs en catimini, que finalement on découvre un texte, après un autre texte, et puis des ramifications, c’est toujours comme ça, et puis on bondit sur le trampoline, on va sur un autre truc… eh bien donnez-nous exactement ce qui a fondé les études « scientifiques » des « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe », ce qui fonde les études « scientifiques » pour nous dire que l’enfant est sexualisé dès la naissance, et qu’il fait lui faire des cours d’« éducation sexuelle » (ce qui est très différent dans le langage de la prévention) et qui concerne de toute façon maintenant, dans le grand plan de « Santé sexuelle 2017-2030 », des enfants à partir de la maternelle, c’est écrit. Alors à moins qu’ils changent les textes mais nous les textes qu’on a aujourd’hui, de ce grand plan du 30 Mars 2017, c’est « l’éducation sexuelle » à partir de la maternelle. Donc qu’est-ce que c’est ? Qui a dit que c’était bien ? Pour qui ? Pour quoi ? Qui a dit que ça allait prévenir les grossesses précoces ? Peut-on voir ces études là ? Sur quels biens méthodologiques ? Quelle population a été entendue ? Combien ? Est ce qu’il y a eu des études en double aveugle, etc. Voilà ce qu’on veut nous. De la science. Pas du scientisme. Et c’est aussi ça dont les gens doivent se rendre compte, c’est qu’à un moment donné c’est de l’idéologie qui arrive sur les enfants. Et que cette idéologie qui vise à leur dire, je vais citer les « Standards », parce que si ces textes existent, de toute façon ils sont cités dans différents sites en tout cas en France, de décideurs, donc ils existent bien et puis ils existent aussi, eh bien c’est pour l’Europe, si ces textes existent c’est bien pour une raison... Donc qu’on m’explique ce que sont dans ces textes les « déterminants sociaux et culturels » qu’on va apprendre à l’enfant dès le plus jeune âge. En fait on va lui apprendre que tout est relatif. Et on lui apprend aussi les « droits sexuels », c’est à dire on lui apprend la « déclaration des droits sexuels » que je vous ai citée. Ça c’est dans le cours. Il va y avoir des modules d’évaluation. Dont je vous ai cité quelques passages, ça, ça va être appris aux enfants, à l’insu de leur parents…

 

Alexis :

Donc les parents doivent se mettre au courant afin de protéger leurs enfants. Alors vous allez me dire à ce moment-là on rentre dans un autre débat, à ce moment-là ils sont contre l’éducation, et comme certains parents font, délogent finalement leurs enfants de l’école, sont en illégalité par rapport à ça etc. etc. Et ils vont pouvoir en fait finalement quelque part avoir toujours gain de cause. Alors justement, qu’est-ce qu’on pourrait faire Ariane, à part justement ici, et c’est déjà énorme, en discuter et informer les gens, et surtout faire disons travailler leur discernement, parce qu’encore une fois ce qu’on ne demande pas nous c’est d’adhérer justement à ce que vous dites par rapport à toute l’éducation. Si certains parents pensent que c’est très bon pour leurs enfants, « l’éducation sexuelle », comme elle est décrite ici dans cette vidéo, alors effectivement on ne peut plus rien faire pour eux. Mais je pense que le plus important c’est de créer ce discernement et d’alerter quand même, c’est une alerte, on est en urgence en fait…

 

Ariane BILHERAN :

En fait, c’est ce que dit souvent Maurice Berger, il dit comme ça en plaisantant donc, le grand pédopsychiatre français qui a accepté de relayer cette alerte et de s’en faire le porte-parole, et je l’en remercie vraiment pour son courage, parce que lui aussi il aurait pu rester tranquille, à un moment donné il faut être conscient de ça… Il dit souvent « mais s’ils veulent faire ça avec leurs enfants, qu’ils laissent tranquilles les enfants des autres », bon il dit ça avec humour. En même temps déjà c’est une première chose, ça c’est clair. Mais quand même on peut aller plus loin : c’est traumatique pour les enfants.

Donc à un moment donné, j’ai des collègues qui sont spécialisés dans le trauma infantile et qui j’espère vont être interviewés aussi sur les radios alternatives et je pense que ça serait bien, Alexis, que vous en receviez une ou deux pour expliquer qu’est ce qui est traumatique dans la séduction sexuelle de l’enfant et dans le fait d’amener cette « éducation sexuelle…

Mais moi ce qui m’interpelle, moi je suis une intellectuelle, ça veut dire que je ne suis pas à toutes les places, et je ne veux pas être à toutes les places, je ne suis pas un leader d’action, je ne sais pas exactement ce qu’il faut faire, je sais en tout cas que là il y a quelque chose de très dangereux qu’on ne doit pas se laisser imposer.

Voilà, et donc la première chose c’est d’être dans l’information claire et précise. Je dis aux gens : aller vérifier tout ce que je dis, vérifiez tout ce que je dis, ayez conscience des processus manipulateurs, ce n’est pas parce qu’on vous dit, le gars il vous dit qu’il vous aime, il vous tape en même temps, à un moment donné ce qui compte c’est qu’il vous a tapé, pas qu’il vous dit qu’il vous aime…

Donc là c’est ce qui se passe dans ces textes-là.

C’est à dire qu’à partir du moment, je dis, trois gouttes d’arsenic dans le texte, on doit le mettre à la poubelle : il s’agit des enfants. Alors là il y a plus que trois gouttes d’arsenic, il y a du poison à hautes doses…

Donc, je ne sais pas comment on va pouvoir se sortir de là, simplement je sais que ça va passer par une prise de conscience de chacun. Moi je dis souvent aux gens « n’attendez pas des leaders », c’est fini ce temps-là, je veux dire il n’y a pas de leaders. Vous êtes responsables de vos enfants, vous pouvez vous organiser, je ne sais pas, je n’ai pas de réponses à ça, ce que je dis c’est que nous, on alerte sur les dangers que comporte cette « éducation sexuelle », sur la dangereuse imposture que sont ces « droits sexuels » et cette « éducation sexuelle », on se fait tirer dans les pattes, on se fait calomnier etc., nous nous en prenons plein la figure, je rappelle à tout le monde que nous sommes bénévoles, que nous prenons sur nos nuits, sur nos week-ends pour faire des sites internet, pour donner de l’information sur facebook etc.

Je veux dire, on pourrait encore une fois prendre des vacances tranquilles, nous nous sentons particulièrement concernés par la protection de l’enfance et par l’alerte, du fait de nos responsabilités professionnelles et morales, d’alerter les gens, mais maintenant que les gens n’attendent pas qu’on donne un mot d’ordre, nous ne sommes pas là pour donner des mots d’ordre.

Ni pour être des leaders d’action, enfin moi je ne sais pas faire ça, je sais très bien faire ce que je sais faire, voilà s’il y a des gens qui veulent être des leaders d’action, grand bien leur fasse je n’en sais rien, parce que je vous dis ce sont mes limites, mes propres limites et heureusement j’en ai quoi.

Mais je dis il y a quelque chose de très grave qui se passe et ce qui doit alerter encore plus la population c’est qu’évidemment les gens ne soient pas informés. Nous ne sommes pas des « complotistes », les textes existent. Ou alors complotistes ça veut dire que nous dénonçons effectivement qu’il y a un complot là, parce que là je crois que oui il y a complot... Intentionnel ou pas mais, et puis on me dit « oui mais il y aurait un complot pédophile ». Mais évidemment ! Enfin je veux dire il y a des lobbies pédophiles qui existent depuis des années et la seule chose qu’ils veulent c’est la légalisation de la pédophilie, il faut être sacrément naïf pour croire que ça n’existe pas…

Donc je n’ai pas la solution, je dis juste là, moi je dis voilà ce que contiennent ces textes, je renvoie toujours à la racine de ces textes, il faut que ces textes… C’est pour ça que nous disons dans notre pétition que les contenus et les références à ces textes soient supprimés, c’est-à-dire ce n’est pas seulement les références c’est tout ce qui va être fondé sur l’idéologie de l’enfant sexualisé dès la naissance… qui est une idéologie de Kinsey.

Il y en a d’autres qui parlent de Kinsey mais voilà… et pas de Freud. Parce qu’en plus on vient nous faire, je discutais justement de ces questions de manipulation, on vient nous infiltrer finalement la psychanalyse, qui a beaucoup parlé de la vie psychique de l’enfant, il qui a eu tout un courant quand même travaillant sur les enfants abandonnés, les relations d’attachement précoces, tout ce qui est la vie psychique de l’enfant on vient nous la polluer, nous l’infiltrer, mais des psychanalystes eux-mêmes hein, en nous polluant … Freud dès le départ donc : retour aux textes.

Et donc que disent les textes ? C’est la connaissance qui va nous libérer. Absolument. Absolument, et la connaissance de ce qui est en train de se mettre en place sans nous informer. Moi je trouve ça gravissime, je trouve ça gravissime que le planning familial français… mais en même temps je ne leur jette pas la pierre, pourquoi ?

Parce que je sais qu’il y des gens très bien qui travaillent dedans. Je voudrais quand même le dire, il y a des gens très, très bien qui se font manipuler, qui n’iront jamais faire le travail colossal que j’ai fait, d’analyse littérale des textes.

Colossal, atroce, parce que ces textes sont atroces, et extrêmement manipulateurs. C’est-à-dire que des fois, je me posais je me disais « mais qu’est-ce que ça veut dire ? » J’essayais de retourner la phrase dans tous les sens, qu’est-ce que ça veut dire. Je la prenais en espagnol, je la prenais en anglais, donc après je la confronte à une autre partie du texte, ça m’a pris des mois de travail.

C’est normal que les gens ne fassent pas ce travail, on peut pas leur demander !

En plus ils n’ont pas forcément les outils, c’est pas leur métier. Donc moi je ne jette pas la pierre, je ne jette pas la pierre à tous ces gens qui croient bien faire, je leur dis juste : attention, ces textes sont extrêmement vérolés, si on part sur des bases et des racines extrêmement vérolées on va aller dans le mur, avec des conséquences et des responsabilités morales, je remets le terme de la morale parce que soit une société elle est fondée sur la morale, des valeurs morales, soit elle fondée sur la société de la jouissance sans entraves. C’est l’un ou l’autre, ce n’est pas au milieu.

L’éthique, c’est juste comment on applique la morale dans le réel, donc il y a des conflits éthiques : est ce que l’avortement c’est mieux de tuer la femme parce qu’elle va faire une hémorragie, ou est-ce que on sauve la femme et on tue le bébé ? ça c’est un conflit éthique.

Mais moralement le droit à la vie, oui le droit à la vie moralement, il doit se soutenir. Maintenant, je prends ce débat parce que ça en fait partie cette histoire de « droits sexuels », il faut que les gens se remettent les idées bien au clair, la morale elle a des valeurs, qui sont intransigeantes, comme la justice.

La vérité, il n’y a pas une vérité relative, soit c’est vrai soit c’est faux. La justice, c’est juste ou ce n’est pas juste…

Maintenant ça c’est des idéaux qui doivent nous soutenir, et dans le réel il y a toujours des problématiques, parce que c’est complexe le réel, parce qu’effectivement quand le docteur Berger a pratiqué des avortements illégaux, c’était pour sauver des femmes de septicémie et d’hémorragie qu’il voyait mourir tous les jours.

Donc quand on lui envoie, parce qu’on reçoit ça aussi dans la figure, que c’est un « tueur de fœtus », à un moment donné c’est juste parce qu’à un moment donné comment il se positionne, il n’a peut-être pas la bonne réponse par rapport à la réponse éthique dans le réel mais il a une réponse qui est la sienne, je veux dire il y en a d’autres qui vont dire « on sauve le bébé pas la maman » j’en sais rien…

Mais je n’ai même pas envie de me prononcer sur ces questions, en fait car pour moi ce sont des questions extrêmement complexes qu’on évacue comme ça avec une simplification déconcertante. Et ça fait partie de ces « droits sexuels », la banalisation de l’avortement fait aussi partie de ces « droits sexuels ».

Donc tout ça, c’est la question de quelles sont les racines, et les racines d’une société doivent être morales.

Donc là ces textes, ce ne sont pas des racines morales. Et encore une fois je dis ça, je dis juste après dans le réel on discute de comment est-ce qu’on va aménager les choses parce que c’est compliqué, on dit ne pas tuer mais si en même temps le type il est en train de tuer toute sa famille, on va tuer, ce sont des complexités du réel…

Si une société elle n’est pas fondée sur la morale, elle est fondée sur l’immoral. C’est l’un ou l’autre. Comme l’éducation spirituelle ou « l’éducation sexuelle » : soit on est esprit soit on est sexe. Je remets les idées au clair parce que maintenant c’est du grand n’importe quoi.

Et la morale c’est la justice, la vérité, c’est aussi la bonté, la charité, parce que s’il n’y a plus tout ça on fait quoi ? On fait quoi ? Absolument, c’est pour ça que moi je sonne l’alerte, franchement, franchement je sonne l’alerte parce que moi, si c’est ça l’humanité qu’on propose, je n’ai pas envie d’y rester. Donc les gens ils me disent « oui tu te mets en danger au niveau de ta vie machin. » Ah mais bien sûr. Parce que moi j’ai résolu la question de la valeur de la vie, c’est à dire moi je ne veux pas mener une vie d’esclave, pucé, fiché, et avec le déni de l’Esprit.

Moi ma vie elle est au service de l’Esprit. L’être humain est un être spirituel. Spirituel c’est être d’Esprit. La philosophie c’est l’Esprit, ce n’est pas du développement personnel New-Age. C’est l’Esprit, c’est à dire nous sommes des êtres d’esprit, de conscience.

Donc, moi si ma vie elle n’est pas au service de la conscience et si on prépare une inhumanité, une inhumanité je veux dire une humanité mais en fait il m’est sorti tout seul le lapsus, une inhumanité sans conscience, je ne veux pas rester c’est clair…

Et les gens doivent s’affronter et se mettre en face de ce dilemme.

Parce que c’est celui-là qui est là aujourd’hui. C’est : « qu’est-ce qu’on fait avec ça ? ».

Je me rappelle quand je supervisais, je supervisais dans les prisons, et j’avais posé une fois la question « jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour ne pas perdre votre travail ? »… Mais qu’est-ce que je n’avais pas dit ? … Mais le truc ça a été… Mais les gens doivent se poser cette question maintenant. Parce qu’on est vraiment à un point de non-retour.

C’est maintenant que ça se passe, quelle humanité on fabrique ?

Ou quelle inhumanité on fabrique ?

On accepte le trafic de bébé ? On l’accepte ou pas ?

Qu’est-ce que c’est qu’un enfant, qu’est-ce que c’est que la naissance ?

Sommes-nous créateurs de tout ? Sommes-nous destructeurs de la nature ?

Donc oui, moi je n’ai pas peur parce que je sers la conscience, c’est très clair, je sers la conscience. Donc ce message-là, je l’ai, je le donne aux gens, ils font ce qu’ils veulent avec, mais moi il est clair. J’ai une personne sur facebook, elle me dit « j’espère que vous allez vivre jusqu’à 120 ans ». Je dis non, non si ça continue sur ce rythme-là, je préfère ne pas vivre jusqu’à 120 ans…

Si les humains n’ont pas repris leur pouvoir, leur pouvoir spirituel, c’est-à-dire des êtres d’Esprit, qui protègent la vie, qui protègent le sacré, ce ne sont pas des gros mots. La sexualité c’est sacré.

La sexualité c’est sacré, et tous les gens qui ont une connaissance ésotérique savent très bien que c’est par la sexualité qu’on asservit, ou c’est par la sexualité qu’on libère. Et c’est Platon qui le disait ! Soit on est aux prises avec ses bas instincts effectivement qui fait l’ange fait la bête et on va devenir des bêtes, voilà… Soit, on transforme ses instincts et qu’est ce qui se libère ? C’est l’amour. Ça c’est dans Le Banquet de Platon. Alors est ce que Platon était un réactionnaire, vraiment hyper coincé du cul, je ne pense pas. Maintenant c’est vraiment, ce qui est « ne pas être coincé » c’est d’être transgresseur.

 

Alexis :

Il y a un puritanisme hypocrite en fait qui est là, et qui est présent… Alors que tous ces mots, toutes ces lois finalement, tous ces diktats comme je le disais au tout début de la vidéo finalement, sont là pour encore une fois programmer une mentalité, une façon de penser et… Mais moi je dis en fait très simplement, ça c’est mon message à moi mais j’ai presque envie de dire aux auditeurs, enfin aux auditeurs non mais aux personnes en tout cas qui ne se sentent pas concernées soi-disant par le problème, c’est de se rappeler un petit peu qui ils étaient étant enfant, qui est-ce qu’ils étaient enfants ? Est ce qu’ils auraient voulu voir un film porno à 5-6-7 ans, 8 ans, avoir des attouchements, il y a des personnes qui ont eu des attouchements j’en connais.

 

Ariane BILHERAN :

Il y en a énormément…

 

Alexis :

Et elles sont brisées à vie ces personnes. Elles sont brisées à vie… pas en apparence…

 

Ariane BILHERAN :

Et ce n’est pas parce que la société est puritaine hein…

 

Alexis :

Exact, exact... Donc, alors attention quand je dis puritanisme, ce n’est pas… voilà…

 

Ariane BILHERAN :

Oui, oui, parce que il y a en a qui disent que c’est parce que nous en fait on leur donne… c’est le délire pervers, c’est à dire parce que en fait pour nous ce n’est pas bien, donc c’est ça qui les traumatise, c’est que ça ne soit pas bien…

 

Alexis :

C’est dans le sens hypocrite que je voulais le décrire hein…

 

Ariane BILHERAN :

Oui, oui, non mais je sais bien… c’est… Voilà, on est à une charnière, pas seulement dans ce domaine, il faut bien que les gens soient conscients, nous on a le débat, on a plusieurs débats en France, mais dans tous les pays… Il y a des pays laboratoires. L’Europe est un laboratoire pour le reste du monde mais les gens doivent entendre leur responsabilité, notre responsabilité au regard du reste du monde, et je dirais la responsabilité de la France, parce que la France a toujours été, bien ou pas bien c’est comme ça, une espèce de modèle pour le monde.

Nous avons une responsabilité énorme.

Donc encore une fois, dans quel monde on veut vivre ?

Et tous ceux qui disent, qui banalisent, qui minimisent, ou qui dénient ont une responsabilité.

Et notre responsabilité encore une fois elle est, c’est une question morale et c’est une question de conscience, c’est une question qu’à un moment donné on devra rendre des comptes… ne serait-ce qu’auprès de sa propre conscience.

 

Alexis :

C’est là où je voulais en venir, vraiment de conscientiser tout ça, parce que c’est vraiment très, très important et voilà… Et donc, en tout cas Ariane, je pense qu’on va arriver tout doucement à la fin de cette vidéo, vraiment, je voulais vraiment vous remercier au nom de tous les psychologues qui nous écoutent et de tous les collègues avec qui vous travaillez parce que vous n’êtes pas seule, et vous me ferez part éventuellement de quelques noms de personnes qui voudraient se faire interviewer, je les inviterais avec plaisir, parce qu’il est important de pourquoi pas, d’apporter de l’eau au moulin en tout cas de tout ce qu’on vient de discuter et... encore une fois vraiment merci de, pour votre courage, parce que voilà, c’est ce que j’appelle être professionnel, c’est aller au-delà finalement du mercantile, c’est  aller surtout sur le sentier de la morale, d’une éthique et voilà… Enfin je ne peux pas dire plus, les mots me manquent pour décrire tout ce que je ressens par rapport à ce sujet qui me touche profondément voilà en tout cas…

 

Ariane BILHERAN :

Et que, et peut-être Alexis, que les gens se rendent compte que s’ils acceptent ça, et qu’ils acceptent l’endormissement dans lequel on les met, ils vont se retrouver dans une situation où pour faire valoir les « droits sexuels » de leurs enfants, on leur arrachera leurs enfants.

Qu’ils se rendent compte de ça. Et je dis ce que j’ai à dire, sincèrement par rapport à tout ce que j’ai pu lire, et encore une fois je me réveille tous les jours le matin en me disant « mais j’aimerais tellement avoir tort sur toute la ligne », qu’on me démontre que j’ai tort sur toute la ligne.

 

Alexis :

Ouais, moi aussi…

 

Ariane BILHERAN :

Donc, pour les auditeurs surtout, premièrement qu’ils s’informent, deuxièmement qu’ils fassent circuler l’information, qu’ils fassent circuler les… on travaille beaucoup, on va essayer de mettre d’autres travaux à disposition etc. mais bon encore une fois c’est sur nos temps privés qu’on fait tout ça donc c’est compliqué pour nous, mais on va essayer de mettre d’autres informations… et puis on est absolument pas relayé au niveau médiatique donc surtout voilà, qu’ils soient des relais d’information déjà parce que si on n’a pas la bonne information on va dans le mur et ne sait pas agir correctement, donc déjà qu’ils prennent l’information, qu’ils se fassent leur propre idée par eux-mêmes, qu’ils vérifient tout ce que j’ai dit, et puis ensuite qu’ils servent l’intérêt supérieur de l’enfant.

 

Alexis :

Exactement.

 

Ariane BILHERAN :

Voilà, ça veut dire quoi ?

Il est supérieur à tout le reste, tout le reste, dans une civilisation qui se respecte…

 

Alexis :

Nous avons été des enfants Ariane, c’est ça que je disais et on doit absolument se rendre compte que si nous en sommes là, c’est que nous avons aussi souffert dans notre enfance et il ne faut pas justement que demain cet enfant, ce futur adulte, soit un être de souffrance mais d’amour, c’est surtout ça qu’il faut aussi dire…

Alors Ariane, c’est vrai que c’est peut-être un petit peu déplacé avec ce sujet, un petit peu complexe, un peu… très complexe et finalement très simple à comprendre quelque part voilà...

 

Ariane BILHERAN :

C’est du bon sens quoi…des fois...

 

Alexis :

Vous avez écrit un bouquin je pense, est-ce qu’il est encore disponible, comment est-ce qu’on peut se le procurer pour les personnes qui veulent éventuellement aller au-delà de cette vidéo ?

 

Ariane BILHERAN :

Oui, alors j’ai écrit L’imposture des droits sexuels ça s’appelle comme livre, là justement je mets en ligne une deuxième édition augmentée avec l’étude des Standards, puisqu’il y a deux parties dans ce livre, il y a une partie justement sur les dérives déjà existantes en France, des exemples, mais pour ceux qui sont dans d’autres pays c’est pareil, c’est pareil, c’est le même truc… et l’analyse littérale de la « déclaration des droits sexuels » donc là j’ai rajouté les Standards. J’ai publié ce livre de façon complètement indépendante sans éditeur sur Amazon, donc il ne se trouve que sur Amazon, alors là aussi je reçois des critiques, j’adore les gens qui vont me dire « oui mais Amazon nanana c’est une entreprise ceci-cela » ok oui tout à fait maintenant en même temps c’est le seul endroit où moi je peux être assurée de ne pas être sous la dépendance d’un éditeur. Donc excusez-moi de publier sur Amazon, en même temps l’éditeur l’aurait fait de toute façon, de publier le livre sur Amazon aussi. Donc ce n’est qu’un distributeur, Amazon, sur lequel donc on peut trouver le livre en broché ou en kindle voilà… et il ne se trouve que là, donc il ne se trouve pas en librairie précisément parce que j’ai voulu conserver en fait l’intégralité de mes droits d’auteur sur ces textes en prévision d’éventuelles surprises que je n’avais pas envie d’avoir, puisque quand on a un éditeur, on cède ces droits d’auteur...

 

Alexis :

Absolument, et on peut se faire censurer donc sans équivoque et donc c’est très très bien de le souligner merci beaucoup Ariane pour cette information donc…

 

Ariane BILHERAN :

Donc, moi si vous voulez me soutenir, vous achetez mon livre ! …

 

Alexis :

Ben oui voilà, c’est clair.

C’est une manière aussi de vous soutenir moralement je pense, même au-delà encore une fois du mercantile, je pense qu’il est important que les personnes qui ont ce désir d’en savoir un peu plus sur cette question du fameux soi-disant « droit sexuel », quelque part presque j’ai envie de dire encore un fois diktat sexuel, pour ou contre l’enfant en tout cas et c’est une manière de se dire que il y a d’autres personnes qui se réveillent, voilà je pense qu’il est vraiment temps d’aller dans cette voie-là…

 

Ariane BILHERAN :

Et puis de lire, c’est à dire que je crois que toutes les personnes qui le lisent me disent, parce que je ne fais que citer des textes, retour aux textes hein, et bon eh bien là ils ont plus de doutes, ils n’ont plus de doutes, on ne peut plus leur dire « ah ben non en fait t’as mal compris etc. » donc bon l’avantage d’Amazon c’est qu’il y a une disponibilité internationale pour le coup puisqu’en kindle ou même en livre broché, ils envoient le livre papier voilà donc ça c’est…

 

Alexis :

L’information doit être de toute façon relayée, c’est clair que je pense qu’encore un fois, c’est ce que je disais tantôt : la connaissance doit pouvoir nous délivrer en tout cas et faire peut-être reculer le mal, aussi simplement dit.

Donc grand merci d’avoir encore une fois passé du temps avec nous…

 

Ariane BILHERAN :

Merci à vous…

 

Alexis :

Sur les Sentiers du Réel et vraiment voilà, à tout bientôt, moi je vous souhaite bonne continuation, courage, ayez toute ma reconnaissance par rapport à votre travail et surtout ne lâchez rien, voilà…

 

Ariane BILHERAN :

Et merci beaucoup et très beau nom d’émission « Les Sentiers du Réel » ça me plaît beaucoup !!

 

Alexis : C’est ma femme qui l’a trouvé voilà !! C’est féminin ! C’est féminin !

 

Ariane BILHERAN :

Merveilleux !

 

Alexis :

Merci beaucoup, merci au revoir Ariane, à bientôt…

 

Ariane BILHERAN :

Au revoir...

 

 

L’imposture des droits sexuels

 

 

Textes :

Standards pour l’éducation sexuelle en Europe

Déclaration des droits sexuels

https://www.ippf.org/sites/default/files/ippf_sexual_rights_declaration_french.pdf

 

 

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